Ce type de pensée explique pourquoi, quand on se promène partout au Québec, on ne retrouve que des forêts de cure-dents. Des arbres chétifs et minuscules là où les photos d’archives nous montraient des arbres au diamètre important et d’une hauteur impressionnante.
Il suffit de se promener dans les coins plus anglophones du Québec ou encore à Toronto pour voir que certains employés de la construction d’ailleurs sont apparemment bien plus botanistes que ceux du Québec. Remarque, cela dit, que ça ne s’applique pas qu’aux employés de la construction : les francophones du Canada (je dis Canada, parce que les Acadiens ont la même maladie) en général ne sont pas très « botanistes » (pour reprendre ton expression). C’est un triste constat, mais un constat récurrent. Il suffit d’avoir vécu ailleurs pour constater à quel point il n’y a pas d’arbres dans les villes et villages au Québec. On semble avoir une hargne contre tout ce qui n’a pas l’air chenu. Une maison construite il y a cinquante ans avec seulement un petit thuya ou un pin mugo collé sur la façade, le reste du terrain étant une vaste étendue de gazon jauni... ce n’est pas rare. Pour qui arrive de l’Europe, c’est un choc.
Oui, c’était possible de préserver les arbres, sans même se péter un anévrisme !
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